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Le diagnostic de la maladie de Charcot

Un diagnostic complexe à établir

Si certaines maladies neurologiques sont simples à diagnostiquer, ce n'est pas le cas de la maladie de Charcot. En effet, elle n'a pas de marqueur spécifique dans le sang et ses signes cliniques sont souvent difficilement identifiables. De plus, aucun test ne permet, de manière certaine, de diagnostiquer la présence de la maladie de Charcot.

Par conséquent, les neurologues ne peuvent que compter sur les symptômes du patient et leur évolution pour fonder leur diagnostic. Or, vu que les symptômes de la maladie de Charcot sont partagés par de nombreuses autres maladies neurologiques, les professionnels de santé vont mener divers tests visant à exclure une à une la possibilité qu'un patient souffre d'une autre affection.

Si tous les tests effectués sont négatifs, il en est déduit que le patient est affecté par une sclérose latérale amyotrophique, autrement dit la maladie de Charcot.

La maladie de Charcot, un diagnostic par élimination ?

La maladie de Charcot fait partie des maladies ne pouvant être identifiée que par l'intermédiaire de ses symptômes. Ainsi, un patient atteint de faiblesse musculaire, d'hyperréflexie ou de spasticité est susceptible d'avoir contracté la maladie de Charcot. Mais ces simples symptômes ne sont pas suffisants pour établir un diagnostic sûr et précis pour la simple et bonne raison que ces symptômes sont communs à de nombreuses maladies neurologiques.

Aussi, un spécialiste proposera de réaliser des examens réguliers afin de voir l'évolution du système musculaire du patient et de réduire donc le spectre des affections possibles. De même, le patient sera sollicité pour divers tests ayant vocation à exclure certaines maladies :

  • l'électromyographie : visant à déterminer l'activité électrique dans les muscles, ce test donnera des résultats qui permettront de mieux cibler la maladie

  • le test de la vitesse de conduction nerveuse (VCN) : il peut détecter des anomalies prouvant que le patient souffre d'une myopathie plutôt que de la maladie de Charcot

  • l'imagerie par résonance magnétique (IRM) : permettant d'obtenir une image détaillée et précise du cerveau et de la moelle épinière, l'IRM donnera la possibilité d'identifier la présence d'une hernie discale, d'arthrose ou bien d'une tumeur et d'éliminer la possibilité qu'un patient souffre de la maladie de Charcot

  • les analyses de sang et d'urine : elles peuvent permettre d'identifier des maladies infectieuses ayant les mêmes symptômes que la maladie de Charcot. C'est entre autres le cas du VIH ou bien de la maladie de Lyme.

On comprend donc mieux pourquoi le diagnostic de la maladie de Charcot peut prendre beaucoup de temps.

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